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Libye : comment Paris a perdu l’équilibre

Une affiche dénonçant le soutien apporté par la France, l’Egypte et les Emirats arabes unis au maréchal Khalifa Haftar, le 20 avril, à Tripoli. SAMUEL GRATACAP POUR « LE MONDE » Frédéric Bobin (Tripoli, Envoyé Spécial), Nathalie Guibert Et Marc Semo

Premier soutien occidental du maréchal Haftar, la France s’est laissé surprendre par son offensive sur Tripoli

RÉCIT

Le chaos, de nouveau. En se lançant, le 4 avril, depuis le Fezzan, dans le sud du pays, vers la capitale, Tripoli, avec son Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée, le maréchal Khalifa Haftar a relancé la guerre civile. Il a mené « un coup d’Etat », dénonce l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé. En Libye, les chefs de guerre règnent, depuis l’assassinat du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, point d’orgue de la campagne de frappes aériennes qu’avaient menée la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en soutien de la rébellion.

  • point d’orgue

Le chaos revient ? La faute à la France, accuse le chef du gouvernement d’« union nationale », Faïez Sarraj, 59 ans, aussi impuissant que menacé, bien qu’il soit reconnu légitime par l’ONU. « Le soutien non proportionné de la France à Haftar est ce qui l’a conduit à décider de sortir du processus politique et à finir par attaquer Tripoli », assure-t-il au Monde.

La faute aux « divisions de la communauté internationale », s’énerve plus largement Ghassan Salamé qui, depuis un an, travaillait à une conférence nationale de réconciliation, prévue à Ghadamès, mi-avril. Egyptiens, Saoudiens, Emiratis et Russes avec Haftar. Qataris, Turcs, Frères musulmans avec Sarraj. Américains et Britanniques des deux côtés. Les Français aussi, mais ont-ils gardé leur position d’équilibre ?

Une vieille connaissance

Pour Paris, Khalifa Haftar, 75 ans, l’homme fort de la Cyrénaïque, à l’est, est une vieille connaissance. Proche de Kadhafi avec qui il participa au coup d’Etat de 1969 pour renverser le roi Idriss, ce piètre stratège, formé à la soviétique, s’était vu confier le commandement des troupes envoyées au Tchad en 1987 par le « Guide » libyen. Il porte la responsabilité de la plus humiliante défaite du régime. Aidés par les Français, les combattants tchadiens avaient pris ses forces à revers, tuant 2 000 de ses hommes. Capturé et détenu au Tchad, le général sera exfiltré par les Etats-Unis, où il s’installera, près de Langley, la ville de l’Agence centrale de renseignement (CIA). En mars 2011, son retour en Libye fut laborieux. Se disant « appelé », le militaire avait rejoint la révolution dès le début du soulèvement à Benghazi, en exigeant le poste de chef d’état-major. Nul ne l’avait pris au sérieux, et il avait dû repartir.

  • ce piètre stratège 这个可怜的战略家
  • exfiltrer

Il trouve l’occasion de prendre sa revanche, deux ans plus tard, dans le combat brutal mené contre les « terroristes », des djihadistes locaux de Benghazi susceptibles de rejoindre l’Etat islamique (EI). En 2013, Haftar regroupe d’anciens officiers kadhafistes, rallie d’influentes tribus locales rêvant de s’autonomiser de Tripoli, mais aussi des libéraux anti-islamistes. Il combat aussi la coalition politico-militaire Fajr Libya (« aube de la Libye »), au sein de laquelle sévissent les milices de Misrata et les Frères musulmans. Elle a le soutien du Qatar et de la Turquie, par ailleurs des alliés de la France.

« Le discours d’Haftar sur la priorité à la traque des terroristes correspondait exactement à ce que voulait entendre le ministère de la défense. C’est là que les militaires français ont commencé à s’intéresser à lui », raconte un ancien diplomate, bon connaisseur du terrain. L’approche sera pourtant très prudente. L’intermédiaire trouvé est Abdel Salam Al-Hassi, ancien numéro deux des forces spéciales de Kadhafi, unités qui furent les premières à basculer du côté de la révolution. Le contact s’opère avec leurs homologues françaises, qui sont là pour guider les frappes aériennes. Al-Hassi deviendra le bras droit d’Haftar – il commande l’opération en cours sur Tripoli.

Le pays sombre. Depuis l’assassinat, le 11 septembre 2012, de l’ambassadeur américain Christopher Stevens à Benghazi, il n’est pas un jour sans que les islamistes radicaux tuent des notables locaux. Dans le vide stratégique ouvert au Fezzan (Sud) par le renversement du « Guide », une nébuleuse de djihadistes et de groupes touareg, richement équipés par les armes de Kadhafi, ont déstabilisé le Mali où Paris, en janvier 2013, a lancé l’opération « Serval » contre Al-Qaida au Maghreb islamique. Les autorités françaises se préoccupent de la contagion du chaos dans toute l’Afrique.

François Hollande fait part de ses inquiétudes à ses partenaires du G8 de juin 2013, en Irlande du Nord. Mais l’Elysée note que Vladimir Poutine, échaudé par l’intervention de 2011 pour laquelle il a concédé une abstention à l’ONU, voit sans déplaisir la situation se dégrader, tandis que Barack Obama veut rester en dehors de l’affaire. Il ne peut être question de déployer des forces au sol, après avoir choisi de ne pas le faire en 2011. Ce faisant, reconnaît-on à Paris, les Occidentaux se sont mis en situation de laisser les protagonistes fixer les règles. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir au gouvernement intérimaire libyen les moyens de sa sécurité », constate alors l’entourage du président. La France se contentera de former une centaine de gendarmes libyens venus de Tripoli.

  • échaudé: burnt
  • sans déplaisir
  • rester en dehors de l’affaire

La peur de la contagion

En mai 2014, le nom de l’opération « Karama » (« dignité ») claque comme un symbole. Se proclamant chef des armées avec le soutien du Parlement de Tobrouk, Haftar lance depuis sa base d’Al-Marj, près de Benghazi, une vaste offensive pour « éliminer les terroristes », expression fourre-tout où il mêle tous ses adversaires. Il a le soutien de l’Egypte et des Emirats arabes unis qui mènent des frappes aériennes. Le premier tournant français survient quelques mois plus tard. Venu pour le réveillon du 31 décembre 2014 rencontrer les soldats français à Madama, une base avancée au Niger, non loin de la frontière libyenne, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, alerte : « Ce qui se passe en Libye n’est ni plus ni moins, sur fond de chaos sécuritaire et politique, que la résurgence du terrorisme dans l’environnement immédiat du continent européen. »

La solution viendra du Caire, où le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi n’a qu’une priorité, fermer sa frontière à toute contamination djihadiste. « En 2015, plusieurs fois, le président Sissi m’a confié : si vous voulez éviter que la Libye devienne islamiste, vous avez, avec Haftar, quelqu’un qui peut assurer une protection, un mur, au moins dans la partie est du pays », confie au Monde François Hollande. Qui précise : « Haftar est l’homme de l’Egypte. » Il devient partiellement celui de la France. C’est le ministère de la défense qui a les contacts avec Haftar. La cellule diplomatique de l’Elysée n’a jamais rencontré, à l’époque, ses représentants. « La France était concernée par la situation libyenne de plusieurs façons. Par ses liens avec l’Afrique sahélienne, puisque les armes et les terroristes y circulaient. Elle était aussi inquiète de l’implantation de Daech dès 2014. Et elle était consciente que le chaos libyen favorisait les passeurs et les trafiquants exploitant le désarroi des migrants. Se désintéresser du dossier aurait été une grave erreur. Mais nous nous sommes retrouvés très seuls », explique aujourd’hui l’ancien président français.

La situation politique libyenne reste alors d’une grande confusion. La Libye compte un gouvernement intérimaire et deux Parlements, l’un à Tripoli, l’autre, élu en 2014 mais obligé, sous la pression des milices, de fuir la capitale pour Tobrouk. Les autorités françaises sont divisées. Jean-Yves Le Drian et son ministère de la défense jouent la carte Haftar, soutenu par Tobrouk, voyant en lui une solution contre la fragmentation du pays. Laurent Fabius et son ministère des affaires étrangères restent réticents face au général qui incarne, selon eux, une contre-révolution plus qu’un espoir d’unité. Le directeur du renseignement militaire, le général Christophe Gomart, attise les tensions intergouvernementales en septembre 2015, en précisant que 800 000 à 1 million de migrants seraient prêts à traverser la Mediterranée depuis la Libye.

Le problème de gouvernance du pays n’est pas réglé quand, en décembre 2015, sous la pression du terrorisme islamiste, les accords mal ficelés de Skhirat, au Maroc, font de Sarraj le premier ministre reconnu par la communauté internationale ; il mettra trois mois avant de pouvoir s’installer à Tripoli, et contrôle tout juste le bâtiment où il est installé. Haftar torpille les accords, ses amis de Tobrouk refusent de voter l’investiture du nouveau premier ministre. Les chouras (assemblées tribales) de Benghazi et de Derna ne reconnaissent pas Sarraj. L’homme demeure faible, en dépit de l’appui des puissantes milices de Misrata, aidées par les Etats-Unis et les Britanniques. La rente pétrolière est toujours l’objet d’une lutte acharnée entre factions. Et, à Syrte, l’EI a installé son sanctuaire en Afrique du Nord.

« J’ai toujours veillé à considérer Sarraj comme la seule autorité légitime et reconnue internationalement même si, dans le même temps, nous avons soutenu le général Haftar dans sa lutte contre le terrorisme », assure François Hollande. La France n’en reste pas moins le seul pays occidental en lien avec l’encombrant maréchal, qui a aussi le soutien des Russes – ce qui crée de sérieuses tensions avec les Italiens. Déjà hostiles à l’intervention contre Kadhafi, ils s’irritent de l’intervention française dans leur ancienne colonie. En apportant un appui militaire aux milices de Misrata auprès de Sarraj, Rome complique le jeu français au sein de l’Union européenne. « Les frictions entre Rome et Paris s’expliquent surtout par des priorités différentes, précise Nathalie Tocci, directrice de l’Istituto Affari Internazionali. « Pour l’Italie, il s’agit d’abord de se prémunir contre les flots migratoires et de garantir ses approvisionnements en pétrole, et elle privilégie Tripoli. Pour la France, l’enjeu sécuritaire est essentiel, et elle regarde donc vers la force militaire la plus organisée. »

La guerre secrète de la France

Sur le terrain, début 2016, la France place des moyens discrets, voire secrets. Paris a très exceptionnellement déployé à la fois des militaires des forces spéciales et des clandestins du service action de la DGSE. Des caisses d’armes arrivent, en surabondance, pour Haftar, par l’Egypte. Et les « conseillers » français du maréchal, plusieurs dizaines, s’activent en matière de renseignement et d’appui aux opérations antidjihadistes. La présence des deux services, révélée par le Monde en février, produit des tensions à Paris, où la DGSE, le cabinet Le Drian et le Quai d’Orsay se divisent. Paris reconnaîtra, en juillet, la perte de « trois sous-officiers en service commandé », leur hélicoptère ayant été vraisemblablement abattu dans le secteur de Magroun, à l’est de Benghazi. A l’été 2016, l’assistance technique française est jugée décisive dans la reconquête de Benghazi par Haftar. Mais, à Paris, le dossier libyen ne suscite guère de débats politiques.

La France n’est pas isolée dans les sables libyens à ce moment. « Forces spéciales ou autres, à l’est, tout le monde est présent, Français, Britanniques, Italiens, Américains », rappelle une source militaire. Britanniques et Américains agiront principalement avec les forces du gouvernement de Sarraj contre l’EI, dans la bataille de Syrte. Français et Italiens resteront visibles à Tripoli. Sur le terrain, Washington tient à ce que l’action de ses personnels reste discrète. La DGSE française ne l’encouragera pas à faire plus, convaincue qu’une forte implication américaine aurait appelé un engagement symétrique des Russes et attisé les tensions. Militaires français et américains se répartissent néanmoins les actions de contre-terrorisme – une fois que les villes libyennes seront libérées de l’EI, le Pentagone lancera avec régularité drones et bombardiers B2 contre les « cibles de haute valeur ajoutée » de l’EI et d’Al-Qaida – une dizaine de raids aériens importants ont eu lieu depuis 2017.

Quand Emmanuel Macron est élu, la guerre contre l’EI en Libye est jugée gagnée, et l’Elysée estime l’unité de la Tripolitaine acquise. Quatre grandes milices se partagent la ville de Tripoli. Le nouveau président est décidé à faire du dossier libyen un emblème d’une politique étrangère « qui protège » les Français, face aux migrations incontrôlées comme dans la lutte contre le terrorisme. Le Sahel reste la priorité. Sur le dossier libyen, « la France a une vision régionale, notamment sahélienne, plutôt que strictement libyenne », explique au Monde Ghassam Salamé. Macron est à l’écoute de Le Drian, son ministre des affaires étrangères. Toujours plus convaincu qu’Haftar demeure incontournable, le nouveau patron du Quai d’Orsay s’est rendu quatre fois en Libye depuis 2017.

Il reste l’essentiel du problème : un Etat installé sur des bases mafieuses, un pays à unifier. Paris fait le forcing pour organiser, le 25 juillet 2017, à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), une première rencontre au sommet entre les deux leaders rivaux. La déclaration commune, non signée par Haftar et Sarraj, est saluée par Emmanuel Macron comme une « feuille de route pour la réconciliation nationale ». Elle reste lettre morte.

Au printemps suivant, tandis que la France apporte à Haftar, depuis quelques semaines, un appui ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) décisif pour libérer Derna des djihadistes proches d’Al-Qaida qui contrôlent la ville, on prépare un nouveau sommet. Le 29 mai 2018, à l’Elysée, la réunion s’élargit cette fois à d’autres personnalités libyennes, dont Aguila Salah Issa, le président du Parlement de Tobrouk qui soutient Haftar, et Khaled Al-Mishri, le président du Haut-Conseil d’Etat, proche de Sarraj. Une nouvelle feuille de route est adoptée, des élections promises pour décembre 2018. Sans succès. En novembre 2018, c’est à Palerme que se poursuit le fiasco. Haftar fait échouer l’initiative italienne. Le 28 février 2019, l’espoir renaît à Abou Dhabi ; les protagonistes se quittent avec la perspective d’élections générales. Las. Sarraj tergiverse.

L’impatience croît face à la « girouette » Sarraj. Paris juge que son entourage est devenu hermétique à la négociation. Les tensions se reportent dans l’appareil d’Etat français. L’ambassadrice à Tripoli, Brigitte Curmi, a quitté son poste à l’été 2018, après deux ans seulement. Elle a pâti de n’être « pas assez Haftar-compatible », confie un diplomate.

« C’est Haftar qui a sorti l’EI de Benghazi », font valoir les militaires français, furieux que certains djihadistes aient été alimentés en armes, via les milices de Misrata, par des financements du Qatar et de la Turquie. C’est Haftar, notent-ils aussi, qui réussit dans le sud à contenir les déplacements des groupes armés vers le Sahel. En janvier 2019, après un mois de bataille, il a repris les installations pétrolières de Sharara des mains des Touareg avec l’ANL, la seule force disponible. C’est lui, encore, qui a permis à la production nationale de tripler en mars, passant à 900 000 barils par jour. « Dans le Fezzan, il a sécurisé les villes, les puits de pétrole et, en échange, il n’a pas eu un sou », souligne un diplomate français. Les circuits de distribution des revenus pétroliers demeurent en effet centralisés dans la capitale libyenne, suscitant le ressentiment de la Cyrénaïque.

Peu avant l’offensive du 4 avril, les inquiétudes redoublent quant à une nouvelle crise. Mi-mars, Sarraj a repris en effet le chemin de Doha et d’Ankara pour demander de l’aide. Haftar voit que des groupes djihadistes se rassemblent sur les côtes tandis que des armes arrivent par la mer pour approvisionner ses adversaires, et il se rend auprès de ses propres parrains, à Abou Dhabi et Riyad. A l’Elysée, « on a compris ».

« A toi de jouer ! »

Les Français assurent n’avoir pas été prévenus de l’attaque lancée par l’ANL. « La France n’y a pas mis un doigt », assure un connaisseur du dossier. En réalité, Haftar n’a pas écouté les conseils de prudence donnés par Paris. « Il a pu recevoir des signaux permissifs, explicites, d’autres capitales », note une source diplomatique à Paris. Le maréchal a été encouragé par la CIA, disent certaines sources. Par Le Caire, aussi. En visite à Washington, le 9 avril, le président Al-Sissi s’entendra dire par Donald Trump : « A toi de jouer ! »

Dans le week-end de bascule des 6-7 avril, depuis l’Elysée et le Quai d’Orsay, les Français appellent Sarraj, Haftar, Antonio Guterres à l’ONU. On savait bien que la confiance donnée au maréchal libyen avait ses limites. Cette fois, on estime qu’il a raté son coup, ne pouvant plus ni avancer dans Tripoli sans risquer de lourdes défaites ni reculer sans perdre la face. Sans relève, le vieil Haftar a perdu des points. Cerné par les milices, Sarraj est très affaibli. De part et d’autre, nul homme n’a émergé, capable de rassembler.

C’est l’impasse, reconnaît officieusement l’exécutif français. Pire : « Un retour à la case départ de 2014 » dans une mosaïque libyenne otage des influences extérieures et des jeux terroristes. Avec Rome maintenant, Paris pousse à un cessez-le-feu et à un retour aux négociations politiques. La France est montrée du doigt pour ses ambiguïtés – les victoires militaires permises au nom du contre-terrorisme n’ont-elles pas conforté les ambitions politiques déclarées d’Haftar contre Tripoli ? Elle n’a simplement « pas mis tous ses œufs dans le même panier », répondent les responsables du dossier, pour qui cette politique reste un atout.

  • être montrée du doigt: 被指责

La France a retiré presque tous ses moyens militaires. La coopération avec la marine libyenne, à qui six bateaux pour garder les côtes et contrôler les migrants doivent être livrés, est en suspens. Seule une poignée de conseillers militaires restent à Benghazi. Le 4 avril, ceux qui étaient auprès d’Ossama Al-Juwaili, le cacique de Zinten qui commande la zone militaire de l’Ouest pour le gouvernement Sarraj, sont partis. « S’enfermer dans une logique de réconciliation entre Sarraj et Haftar ne marchera plus, maintenant il faut associer d’autres voix libyennes », poursuit à Paris la source diplomatique déjà citée. « Il était implicite qu’il fallait miser sur Haftar, mais nous n’avons jamais pensé qu’il pouvait seul unir le pays ; en Libye, cela ne peut pas marcher. Un jour ou l’autre, l’investissement de la France paiera », assure un autre haut responsable du dossier.

  • cacique 重要人物,原意是酋长
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